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Renseignements complémentaires
 
El choclo ( L’épi de maïs ) [ El Cloclo / Cariño puro / Kiss of fire / Baiser de feu ] [Tulisuudelma] [Le vrai tango argentin] [ Laisse ta main dans la mienne ]
     
Genre : Tango - Date : 1903 - Musique : Villoldo, Angel Gregorio ▲▲ / Allen, Lester / Hill Robert - Paroles : Villoldo, Angel Gregorio /...  - Edition : Perrotti. Argentine -
 
Illustrations de la partition
 
             
 
 
   
             
  1912 Ed. Marques da Silva, S.Paulo
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1931 1911 El cloclo (sic)
 
     
 
 
     
Elsie Janis. NYC. 1913.
 
Commentaires-Historique
 
 
    Un tango nommé El choclo ▲▲ a été enregistré à la Société des auteurs compositeurs d'Espagne en 1909, et édité par la Casa Dotésio de Madrid et Paris avec, comme compositeur de la musique, Manuel Sarrablo y Clavero.
    En fait, il s'agit d'un autre tango, mais composé dans la ligne de celui de Villoldo. L'illustration de la partition souligne la parenté.
 
     Le choclo est l’épi de maïs tendre, en langue quechua. En argot, ce mot désigne parfois le sexe masculin et certains ont voulu voir cette allusion dans le titre du tango.
    Michel Plisson donne 1905 pour date de composition, ce qui est en contradiction avec la création de José Luis Roncallo de 1903.

    En 1903, José Luis Roncallo a joué El Choclo pour la première fois, avec son sextuor, dans le restaurant El Americano. Mais c’était sous l’étiquette de « danza criolla », car la catégorie de l’établissement ne permettait pas d’y jouer des tangos. Quand la supercherie a été découverte, Roncallo a continué de le jouer, sous la pression du public qui l’exigeait.
    Il a été enregistré par une formation issue de la Garde Républicaine, dirigée par Auguste Bosc, sous le titre " Le Vrai tango Argentin ", mais avec La mention de Villoldo comme compositeur. Date estimée, 1907. Selon la BNF, ce disque serait une réédition d'un cylindre antérieur.
    Il a été enregistré par l’orchestre tzigane du restaurant du « Rat Mort », à Paris, en 1908. Selon d'autres sources, premier enregistrement en 1910.
    Il a été chanté pour la première fois par Carlos Gardel en 1917. Avec Mi noche triste, c’est la naissance du tango chanté.
   

    Plusieurs textes ont été mis sur cette musique. Premier texte, de Ángel Villoldo. Texte postérieur, de Carlos Marambio Catán. Et le texte définitif, de Discépolo, écrit en 1947, pour que Libertad Lamarque l’interprète dans le film mexicain Gran Casino, tourné au Mexique et dirigé par Luis Buñuel. Ce texte a surtout été marqué par l’admirable interprétation que Tita Merello en a donnée dans les années ’50.
    Ce serait, avec La Morocha , l’une des partitions laissées à Marseille en 1906 par les marins de la frégate-école Sarmiento (mais cette anecdote relève de la légende...). Cela marque le point de départ du tango en France. Le même mécanisme se serait passé au Japon, lors de la poursuite du voyage de la frégate (?). Il est plus probable qu'un commerçant avisé ait ramené d'Argentine quelques partitions, puis il les aurait diffusées auprès d'orchestres susceptibles de les jouer.
    Villoldo a écrit un deuxième texte, pour duo, sous le titre Cariño puro, et qui a été chanté par les Gobbi, qui l'ont enregistré en 1907    
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       En 1912, une partition est éditée à Leipzig, Allemagne, sous la licence de Salabert Paris, par l'éditeur Otto Junne. Titre allemand : " Argentinischer Original Tango ", et sous-titre en français. Illustration de Paul Telemann.
 
 
    Georgia Gibbs et Louis Armstrong ont chanté une version anglaise du texte, sous le titre Kiss of fire, de Lester Allen et Robert Hill. Enregistrement de Louis Armstrong en 1952 chez Brunswick, Angleterre, disque n° 04956, matrice 82703.
    Et sous le titre Baiser de feu, attribué aussi à Lester Allen et Robert Hill, les arrangeurs américains, Marcel Feijoo en a enregistré une version instrumentale.
    Fait étrange, la partition ci-jointe, éditée en France et à Bruxelles, ne fait aucune allusion à A.G. Villoldo, alors que c'est bien de sa mélodie qu'il s'agit. La musique est attribuée Lester Allen et Robert Hill, les arrangeurs américains, et les paroles françaises à Marc Lanjean.
 
    Sous le titre Tulisuudelma, qui est une traduction approximative de Kiss of fire, ce tango a été enregistré en 1953 par le chanteur finlandais Olavi Virta. Le texte reprend celui de la version américaine, et a été écrit par Kullero.
 
    El choclo a été enregistré en France au début du XX° siècle sous le titre Le vrai tango argentin, par une formation issue de la Garde Républicaine de Paris, dirigé par A.Bosc, et dénommée Orchestre Militaire. Date estimée : 1907.
    Le disque mentionne bien Villoldo comme auteur de la musique. Mais le titre français correspond à un choix dicté par des raisons commerciales au moment où le tango commençait sa progression en France.
Ces enregistrements étaient destinés à la Casa Gath & Chavez, de Buenos Aires. Une édition française de cette partition, c.1910, porte comme sous-titre " El Cloclo (sic) " : erreur d'impression ou méconnaissance de ce tango ?
 
 
   En 1952, Yvette Giraud enregistre un tango appelé " Laisse ta main dans la mienne " ▲▲. Il s'agit d'un arrangement de El Choclo, arrangement signé Jacques Cahan, avec des paroles de Jacques Larue. La partition est datée de 1952 également.
    Manuel Pizarro a enregistré sous le même titre, une version instrumentale, avec un arrangement signé Gaches Kahan. Disque Columbia, série grenat, 78 rpm, 25 cm. disque BF 539, matrice CL 9333. Cet enregistrement est réédité en 1961, dans le LP " Les classiques du tango ", chez Columbia. Le nom Gaches Kahan pourrait être un pseudonyme de Jacques Cahan, qui en a utilisé plusieurs. Les deux arrangements semblent bien de la même main.
 
       En 1979, les Editions Universelles de Paris proposent une partition de "El Choclo Tango", sous-titre " Le miracle de l'amour " ▲▲, du compositeur Rico Truxillo, avec des paroles de Robert Engel.
 
Textes et Traductions
 
- Textes ( Villoldo, Marambio Catán, Discépolo ) : Del Priore, Oscar, Cien Tangos fundamentales, p. 24.
- Texte de Discépolo (1947) et traduction : Muñoz et Pieillier, Tango, p. 42.
- Traduction ( texte de 1947 ) : Deluy et Yurkievich, Les Poètes du Tango, p. 197.
 
Texte anglais de Kiss of fire
 

I touch your lips and all at once the sparks go flying
Those devil lips that know so well tha art of lying
And though I see the danger, still the flame grows higher I know
I must surrender to your kiss of fire


Just like a torch, you set the soul within me burning
I must go on. I'm on thi road of no retur
ning

And though it burns me and it turns me into ashes
My whole world crashes without youy kiss of fire

I can't resist you, what goo is there in trying ?

What good is there denying you 're all that I desire ?
Since first I kissed you my heart was yours completely. If I'a a slave, then it's aslave I want to be.

Don't pity me, don't pity me

Give me your lips, the lips you only let me borrow
Love me tonight and let the devil take tomorrow

I know that I must have your kiss although it dooms me

Though it consumes me, your kiss of fire

I can't resist you, what good is there in trying ?
What good is there denying you 're all that I desire ?

Since first I kissed you my heart was yours completely. If I'a a slave, then it's aslave I want to be.

Don't pity me, don't pity me

Give me your lips, the lips you only let me borrow
Love me tonight and let the devil take tomorrow
I know that I must have your kiss although it dooms me
Though it consumes me... the kiss of fire !!!Aaah ! Aaah ! Burn me !!!

 
Enregistrements
 
- Enregistré par Louis Armstrong sous le titre Kiss of fire
- par le Tango-Orchester Alfred Hause (1996. Zyx-Music. 11024-2.)
- Version de Armstrong, Kiss of fire : écoute possible sur le site www.bailando-tango.com
 
- 1907 - Orchestre : Auguste Bosc - Chant : instrumental -
- 1907 -
Orchestre : xxx - Chant : Alfredo & Flora Gobbi -
- 1908 - Orchestre : Tzigane du Rat Mort - Chant : instrumental -
- 22/10/1912 - Orchestre : Elsie Janis - Chant : instrumental -

- 1913 - Orchestre : Eduardo Arolas - Chant : instrumental -
- 1929 - Orchestre : Típica Victor - Chant : instrumental -
- 1934 - Orchestre : Adolfo Perez "Pocholo" - Chant : instrumental -
- 1941 - Orchestre : Ángel D’Agostino - Chant : Vargas, Ángel
- 1952 - Orchestre : Aníbal Troilo - Chant : Beron, Raủl -
- 1952 - Orchestre : Louis Armstrong - Chant : Louis Armstrong -

- 1952 -
Orchestre : Marc Herrand - Chant : Yvette Giraud -
- 1952 - Orchestre : Alfredo De Angelis - Chant : instrumental -
- 1954 - Orchestre : Francisco Canaro - Chant : Merello, Tita -
- 1954 ? - Orchestre : Marcel Feijoo - Chant : instrumental -
- 1971 - Orchestre : Alfredo De Angelis - Chant : instrumental -
- 1991 - Orchestre : Ubaldo De Lio - Chant : instrumental -
- 1995 - Orchestre : Trio Gomina - Chant : instrumental -
- 1999 - Orchestre : Cuarteto Viejo Buenos Aires - Chant : instrumental -
- 2002 - Orchestre : El Arranque - Chant : instrumental -
- 2002 - Orchestre : Quinteto Ventarrón - Chant : instrumental -
- 2004 - Orchestre : Cinco pa’l Peso - Chant : instrumental -
- 2008 - Orchestre : Tango Madame - Chant : instrumental -
- xxx - Orchestre : Francisco Cazador - Chant : xxx -
- xxx - Orchestre : xxx - Chant : xxx -
- xxx -
Orchestre : xxx - Chant : xxx -
 
Détail des enregistrements
 
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Edition originale
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Titre
 El choclo. Tango Argentino. The slim princess
Date
22/10/1912
Label
 Victor. Camden, New Jersey.
collection
noire
Type
 78 rpm. 25 cm
Référence
17242 // B-12530
Orchestre
 Elsie Janis
Musiciens
 Instrumental. Formation inconnue.
Contenu
  Autre face : xxx
Source
 
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Références bibliographiques
 
- Del Priore, Oscar, Cien Tangos fundamentales, p.24
- Deluy et Yurkievich, Les Poètes du Tango, p. 255
- La Salida, n° 36, décembre 2003/janvier 2004. Page 15. Article de Fabrice Hatem. Historique et analyse de ce tango.
- Site : www.bailando-tango.com. Rubrique Artistes, puis Tangos. Image de la partition, histoire du thème. Ecoute de trois interprétations. Textes et traductions.
- Enregistrement de Bosc, chez Pathé.Ecoute possible : https://bibliotheques-specialisees.paris.fr/ark:/73873/pf0000375576#prettyPhoto.