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Les personnages du tango
  Biographie - Oeuvre - Bibliographie
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Ernesto Rondó
 
Etat-civil
 
    Nom véritable Ernesto Víctor Pieroni.
    Né en 1927 à Rafaela ( Province de Santa Fe. Argentine). Mort fin 1993 (?) à Paris.

    Chanteur. Parolier. Compositeur.
 
Carrière
 
    Il appartient à une famille de musiciens. Son père était bandonéoniste (?). Il débute avec l'orchestre de Mario Platini. En 1948, installé à Buenos Aires, il chante dans le café El Nacional, puis il intègre l'ensemble de Cristóbal Herreros, poursuit avec Ebe Bedrune, et plus tard avec Alberto Pugliese. Il passe ensuite au théâtre, faisant partie de la troupe qui présente " El conventillo de la paloma " et " Tu cuna fue un conventillo ". C'est alors que Eduardo Bianco "Bachicha" fait appel à lui pour commencer une tournée en France.
    Peu de temps après, il décide de continuer comme soliste. En 1961, il revient en Argentine et intègre l'orchestre de Francisco Canaro. En réalité, Rondó élit domicile en France, avec des voyages périodiques en Argentine, enregistrant en Europe et en Argentine. Il s'installe donc en France et parcourt l'Europe, en chantant dans divers pays. Il participe également à des films.
     Ernesto Rondó est aussi compositeur de tangos.
 
Précisions
 
    19/01/2010. Un correspondant de Bibletango donne les informations suivantes :
" Ernesto Rondo est né le 1er novembre 1927. Il est décédé le 19 octobre 1992 (Paris XIVe). Il est arrivé en France le 1er mai 1955.
Son père n'a jamais été bandéoniste. Il a été menuisier, puis représentant de commerce. "
 
Articles divers
 
    " ...Plus tard, quand Mosalini et Beytelmann ont quitté Ernesto Rondo pour monter leur premier duo (devenu ensuite le mythique et extraordinaire trio avec Patrice Caratini) avec deux guitaristes argentins, Roberto Lopez et Daniel Lousteau, on a pris leur place. C'étaient mes premiers contrats professionnels au début des années 80.
     Ernesto avait une très belle voix et un bon phrasé de tanguero. Il portait un costume de gaucho d'opérette, comme les orchestres de tango des années trente, comme Gardel quand il chantait en Europe. Nous, on avait les cheveux longs qui tombaient sur nos épaules et Ernesto n'était pas choqué par le contraste, il trouvait ça bien qu'on soit à la mode, il disait au public en nous présentant: "Vous croyez que ce sont des filles, eh bien non, ce sont des lions!".
      Grâce à Ernesto, j'ai rencontré Edmundo Rivero, mon chanteur préféré, et les membres du Sexteto Mayor qui m'ont immédiatement adopté et sont toujours de proches amis aujourd'hui.
 Source : http://olivier.manoury.free.fr. Interview d'Olivier Manoury par Solange Bazely;
 
     "...[Olivier Manoury] J’ai rencontré immédiatement la diaspora des exilés d’Argentine et j’ai très vite intégré des groupes car les bandonéonistes étaient rares. J’ai appris sur le tas, d’oreille, en jouant avec les Argentins. J’ai ensuite rencontré Ernesto Rondo, un vieux chanteur de tango qui reprenait du service après une longue traversée du désert.
Je l’ai accompagné pendant 10 ans, d’abord avec Roberto Lopez, un guitariste qui est reparti vivre en Argentine et ensuite avec Enrique Pascual avec qui je joue depuis 20 ans et avec qui j’ai énormément appris..."
 Source : http://www.cmtra.org. 2002. Entretien avec Olivier Manoury.
 
     "... L'élégant chanteur Ernesto Rondo débarqua dans les années 50 et anima, des années durant, les thés dansants de la Coupole, à Montparnasse. Il aurait mérité mieux. Juan José Mosalini se souvient de la chaleur avec laquelle il recevait ses compatriotes exilés. Rondo s'est éteint fin 1993 à Paris, et sa mort n'a pas fait grand bruit..."
 Source : Article de Gomez François-Xavier. Libération 24/02/1995. http://www.liberation.fr
 
    En 1974, Jérôme Savary, dans son opéra-tango " Good bye Mister Freud ", de Copi et Savary, monté par le Grand Magic Circus (création le 29 octobre 1974 : Théâtre de la Porte Saint-Martin. Paris) fait chanter Ernesto Rondo habillé en gaucho.
 
Oeuvres comme compositeur de musiques
 
  • Bodas de plata
  • Escuchame Brando
  • Fangio el "Chueco" grandioso
  • Granero.
  • Mandinga la suerte
  • Querida ciudad
  • Un tango para Madrid
  • Yo soy tango como vos
  • Yo te canto Buenos Aires
 
Oeuvres comme auteur de paroles
 
  • Capital del tango
  • Corazón latino
  • Demain (B) [Mañana] ▲▲
  • Designio de Dios
  • Escuchame Brando
  • Gaucho en Paris
  • Granero.
  • La Coupole
  • Libertad, yo te canto
  • Mandinga la suerte
  • Petichango
  • Querida ciudad
  • Tu canción
  • To voz querida
  • Yo te canto Buenos Aires
 
Discographie
 
- xxx - " Hommage à Carlos Gardel, par Ernesto Gardel ". Avec divers orchestres. 12 thèmes. LP. 33 tours 30 cm. Tivoli TIV 173.254.
- 1963. LP De Buenos Aires à Paris. Vega. 33 rpm. 30 cm. 30 BVG 1524. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k8814742t
- 1970. LP Yo te canto Buenos Aires. Label EVA. France. 33 tours. Réf. EVP 601.007. Réédité par le label ILD, en 1987, n° 42090.
- 2006. 5 juin. CD L'Ora Del Tango. Tango Argentino. Ernesto Rondo. Label DV More.
 
Références bibliographiques
 
- Denigot/Mingalon/Honorin, Dictionnaire passionné du tango, p.588 ▲▲