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Dajos Béla
 
Etat-civil
 
   Nom réel : Leo(n) Golzmann. Pseudonymes : Take Banescu / Arpád Városz / Jeni Fesca / Giorgi Vintilescu / Nicu Vladescu / Joan Florecu (?) / Clive Willimas / Sándor Józsi / Dajos Béla. Il a utilisé le pseudonyme Kapelle Merton pour enregistré pour le label Beka.
   Né le 19 décembre 1897 à Kiev (Russie/Ukraine). Mort le 5 décembre 1978 à La Falda, Argentine. Enterré au cimetière juif
La Tablada, de La Matanza, province de Buenos Aires.
    Violoniste. Chef d'orchestre.
 
Carrière
 
    Le Maëstro Dajos BÉLA, de son vrai nom Léon GOLZMANN, est né à Kiev (alors en Russie) en 1897. Etudes de musique à Moscou.
    Après la Grande Guerre, il part vivre à Berlin, ville la plus bouillonnante d'Europe. Début 1920, il fonde à Berlin son Salon Orchester, ainsi que d'autres orchestres. Il est engagé chez Odéon, où il enregistre de tout : Jazz, Valses, Classique... Il prend même des pseudonymes pour pouvoir enregistrer chez d'autres labels !
   Mais en janvier 1933, les nazis prennent le pouvoir. Dajos Béla étant juif, il préfère quitter l'Allemagne dès les semaines suivantes, afin d'éviter les ennuis. Ainsi, en décembre 1933, on le retrouve à Paris, où il enregistre pour la branche française d'Odéon. Tournée en Hollande et Angleterre
   En 1935, il décroche un contrat avec des radios d'Argentine, El Mundo et Splendid. Il quitte alors la France pour Buenos Aires. En soirée, il jouait le répertoire international à la Confiteria " El Galeón ". Il accompagnait le chanteur Carlos Argentino et la chanteuse Dorita Davis ( Emma Gallardo de Regard ), qui chantait sans accent canyengue, ce qui convenait bien à la musique plutôt européenne de Dajos Béla. Il a aussi compté le chanteur Dani Deszo, crooner, qui avait quitté la Hongrie en 1937. Et son orchestre accueillait des musiciens et des chanteurs qui avaient fui l'Europe nazie.
  Le bandonéoniste Martín Darré a réalisé des arrangements pour son orchestre.
  Il ne retrouve l'Europe que dans les années 1970, invité officiellement à rendre visite à l'Allemagne. Il est mort en 1978 à La Falda, où il vivait, et enterré au cimetière juif de La Tablada, à Buenos Aires.
 
 
Références bibliographiques
 
- http://de.wikipedia.org/wiki/Dajos_B%C3%A9la. Biographie en allemand.
- https://fr.wikipedia.org/wiki/Dajos_Béla. Biographie en français.
- Judkovski, José, El Tango y los Judíos de Europa Oriental. Academia Porteña del Lunfardo. Buenos Aires 2010.