- Dédicacé à une danseuse du cabaret Elysées, qui était situé au n°300 de Maipú, et on dit que la majorité de ses danseuses étaient de jeunes polonaises amenées ici par les organisations de traite des blanches, comme la Swi Migdal, active de 1867 à 1939. Ces danseuses, ou prostituées, auraient été, vers 1917/18, les premières à fumer en public. Comme elles ne connaissaient pas l'espagnol, elles nommaient les cigarettes dans leur langue maternelle, "papieros". C'est pour cela qu'on leur a donné le nom de "papirusas."
Avec le temps, le nom est passé dans le lunfardo pour désigner une femme très belle.
- Tito Rocatagliata, violoniste de la vielille garde, était un musicien de très bonne formation, qui s'est démarqué avec Arolas, dans la Típica Select qu'il a enregistrée aux États-Unis ; avec Firpo, Canaro, Fresedo et tous les musiciens importants de la première époque. Dans sa folle bohème, Tito Rocatagliata a connu la même trajectoire que son grand ami Arolas. Et celui-ci a dédié son beau tango "Lágrimas" à la mère de Tito, qui a beaucoup souffert pour la vie de son fils. L'alcool et les drogues ont détruit Rocatagliata et il est mort à l'âge de 34 ans. Il a laissé une production très réduite pour son talent, mais cette belle page contient un morceau de cette époque et l'anecdote qui lui a servi pour le titre. Les paroles qui lui ont été écrites par Sandalio Gómez n'ont eu aucun impact. De Papirusa viendraient d'autres termes dédiés aux femmes comme Papa, Papusa...
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