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Les personnages du tango
  Biographie - Oeuvre - Bibliographie
 
Juan Carlos Cobián
 
Etat-civil
 
    Né à Pigüé, province de Buenos Aires, le 31 mai 1896. Mort le 10 décembre 1953. Père : Manuel Cobián, espagnol et Silvana Coria, argentine. Soeur : Dolores, pianiste.
    Pianiste. Compositeur. Chef d’orchestre.
 
Carrière
 
  • Il découvre le piano familial avec sa soeur Dolores. Etudes de piano dans une filiale du Conservatoire Williams, à Bahía Blanca, sous la direction de Numa Rossotti.
  • 1913, il a son diplôme et vient à Buenos Aires. Il joue dans une brasserie allemande et dans divers cinémas, pendant les films muets.
  • Trio avec Genaro Esposito "El Tano", bandonéon et Ernesto Zambonini, violon.
  • 1916, trio avec Tito Roccatagliatta, violon, et Eduardo Arolas, bandonéon. Il joue sur la scène du cabaret Montmartre (Corrientes 1435) et au Royal Pigall. Puis il se cache momentanément pour échapper au service militaire, qu'il est obligé d'accomplirles derniers mois de 1920 et toute l'année 1921. Mais grâce à sonmétier de pianiste, il peut continuer de jouer au mess des officiers, et de composer
  • 1922, il intègre le sextuor de Osvaldo Fresedo, dans l'Abdullah Club, puis, au départ de Fresedo pour Mar del Plata, il forme dans le même lieu son propre sextuor, avec Pedro Maffia et Luis Petrucelli, bandonéons, Julio De Caro et Agesilao Ferrazzano, violons, Humberto Constanzo, contrebasse. Sur un différend, Julio De Caro s'en va avec Maffia et Petrucelli.
  • 1923, abandonne tout et s'en va aux Etats-Unis pour suivre une femme. Là, il est obligé d'alterner tango et jazz, avec son orchestre "Argentine Band". Il accompagne le chanteur Rudy Vallée et compose la musique sur laquelle danse Rodolfo Valentino.
  • 1928, il revient des Etats-Unis, constitue un orchestre avec le chanteur Francisco Fiorentino, puis un groupe de jazz, puis le Trio Numero Uno avec Ciriaco Ortiz, bandonéon et Cayetano Puglisi, violon. En 1936, Il reconstitue son orchestre Tipica, avec le chanteur Antonio Rodríguez Lesende. Mais en 1937, il repart aux Etats-Unis jusqu'en 1943.De retour à Buenos Aires, physiquement diminué, il joue, avec son orchestre, à Radio El Mundo, puis s'éloigne volontairement du monde musical et s'isole dans son modeste appartement de la rue Montevideo, jusqu'à sa mort.
 
Portrait
 
    Cobián était quasi herculéen, amateur de boxe, et pianiste doté d'un incroyable jeu de doigts. Il était très bohème, se tenait peu au travail et abandonnait tout sur des coups de tête. Il vivait la nuit, avec tout ce que cela comportait.
    Il a marqué l'histoire du tango, en ouvrant la voie du classicisme, celle qu'empruntera Julio De Caro. Avec lui, les mélodies centrées sur le rythme rentrent dans le domaine de l'harmonie, et prennent une structure plus flexible, plus nuancée. C'est aussi lui qui ouvre la porte du tango-romanza. Fructueuse collaboration avec Enrique Cadicamo.
 
Oeuvres comme compositeur de musiques
 
  • Almita herida.
  • A pan y agua
  • Biscuit
  • Como un sueno
  • Dolor milonguero
  • El botija
  • El cantor de Buenos Aires
  • El gaucho
  • El motivo
  • El orejano
  • El trino
  • En mi pasado
  • Es preciso que te vayas
  • Gitana
  • Hambre
  • Has cambiado por completo
  • La casita de mis viejos
  • La catanga
  • Ladrón
  • La noche de los dos
  • Los dopados (Los mareados) ▲▲
  • Me queres ?
  • Mi refugio ▲▲
  • Monedita de plomo
  • Mosca muerta
  • Muñeca cruel
  • Niebla del Riachuelo
  • No me cortés las alas
  • Nostalgias
  • Pico de oro
  • Piropos
  • Rubí
  • Salomé
  • Sea breve
  • Shusheta (El aristócrata)
  • Viejo bandonéón (Mano a mano)
  • Volvé a mi lado
  • Yes or no ? (Si o no ?)
 
Oeuvres comme auteur de paroles
 
  • La noche de los dos
  • Monedita de plomo
 
Références bibliographiques
 
- Pau, Antonio, Tango. Musique et poésie, p.137 ▲▲. Le traducteur orthographie Covián, ce qui doit correspondre à l'orthographe espagnole du nom.
- Romay, Hector, El tango y sus protagonistas, p. 96. ▲▲. Il donne 1899 comme année de naissance.
- Salas, Horacio, El Tango. Una Guía Definitiva, p. 71 ▲▲
- Selles, Roberto, Tango nuestro. Diario Popular, p.89 à 96 ▲▲
- http://www.emiliosantabaya.com.ar/?mod=cobian. Article très détaillé sur la biographie de Cobian. Mine de renseignements sur les musiciens, les lieux, etc.